- "Plans parallèles ? Pourquoi pas, monsieur, un PLAN UNIQUE
s'exprimant sous de multiples aspects à la compréhension partielle
des créatures peuplant la Pensée Divine car, au fond, C'EST LA QUE
NOUS SOMMES, C'EST LA LE ROYAUME QUE NOUS N'AVONS JAMAIS QUITTE MALGRE
LE SONGE QUI NOUS A CONDUITS EN CES LIEUX OU NOUS CROYONS ETRE, EN
CE DOMAINE TROMPEUR FAIT DE TEMPS ET D'ESPACE D'OU LA VERITE SEULE
PEUT NOUS AFFRANCHIR.
- "Ainsi, adieu, monsieur; nos routes différentes aboutiront
à une même destination. Nous devions nous rencontrer aujourd'hui,
et j'ai beaucoup apprécié cette halte."
Il se lève et tient longuement ma main entre les siennes, ses yeux
suspendus à mon regard. Je sens une intense émotion m'envahir en apercevant
les larmes qui suivent les sillons de son visage crispé. De tout mon
être, je lui crie, dans le SILENCE de notre communion ; "Paix,
ami". Il comprend, sourit et je le quitte, lui jetant, depuis
la porte, un dernier regard...
Dans la cohorte d'exceptionnelles rencontres qui peuplent le domaine
secret de mon étrange existence, il a, depuis lors, sa place, ce pionnier
privilégié de mondes inconnus, et, quand le soir venu, je laisse ma
pensée courir au rendez-vous de souvenirs fidèles, je n'éprouve aucune
surprise si un tableau, soudain, la charme et la retient : un plat
pays, puis un bossu... le bossu d'Amsterdam.