(Deuxième rencontre)
Je n'aime pas Copenhague en hiver. Le froid y est trop vif et la
nature, pour cetteincarnation, m'a doté d'un corps réfractaire
aux températures trop basses. Cela ne m'a d'ailleurs jamais
empêché d'aller au Danemark quand le service de l'Ordre
m'y appelait, et il se trouve que' j'ai toujours eu à faire
ce voyage en hiver !
Je ne sais pourquoi je n'avais pas immédiatement saisi l'indication
donnée par mon premier interlocuteur lorsqu'il me disait penser
à Copenhague en Décembre quand il arrivait à
Londres !
Peut-être étais-je encore trop émotivement pénétré
des propos qu'il venait de me tenir. En fait, je m'en souvins seulement
après mon retour à Paris. Je ne voyais vraiment
pas ce qui pourrait m'appeler à Copenhague sept mois plus tard,
mais je ne doutais pas que si je devais y apprendre quelque chose
d'important, les choses s'arrangeraient d'elles-mêmes. De plus,
considérant cela comme un test, je ne fis rien pour favoriser
ce voyage. Les mois s'écoulèrent et vers le 10 Décembre
1964, je reçus pour instruction d'avoir à me rendre
à Copenhague pour une question importante concernant notre
Ordre. Je devais être à destination au plus tard le 27
décembre. J'y fus. Vous devinez avec quel intérêt
je pris place dans l'avion et avec quelle curiosité j'attendis
de voir mon interlocuteur insolite. Voulant, par jeu, me réserver
une surprise supplémentaire, je fermai les yeux et attendis
patiemment, me concentrant intensément sur la Grande Loge.
Lorsque je rouvris les yeux, l'avion venait de décoller. Avidement,
je regardai vers mon voisin... Il s'agissait d'une petite fille d'une
douzaine d'années et je doutais que, dans le genre de communications
qui m'étaient faites, le choix se soit porté sur une
fillette. Je commençai la lecture du dernier numéro
de Rose-Croix et le reste du voyage se déroula normalement...
et sans curiosité.
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