((Troisième rencontre)
Le problème de la misère et de la faim s'explique
de la même manière mais il ne fait aucun doute qu'un
Karma est accumulé par les peuples pourvus qui se désintéressent
de ceux qui ont faim et qui ne font pas TOUT pour résoudre
ce problème. Il en résultera tôt ou tard CONFLIT
quoique, de ce côté, le Haut Conseil mette tout en
oeuvre pour susciter des solutions et établir un juste équilibre.
Notre action, depuis des années, s'exerce dans ce sens.
Il faut, bien sûr, la coopération des hommes.
S'ils sont réfractaires aux impulsions que nous leur donnons
avec tous nos moyens, ils porteront la responsabilité d'une
situation pire qui dégénérera en catastrophe.
Nous devons prévoir TOUTES LES EVENTUALITES et, croyez-le bien,
elles sont prévues. LE PLUS GRAND PECHE DE L'HOMME EST L'EGOISME.
Aussi longtemps qu'il ne sera pas extirpé de son sein, l'humanité
confrontera DE GRAVES PROBLEMES et, quant au Haut Conseil, il devra
maintenir SA VIGILANCE.
Voilà tout ce qu'il était de ma mission de vous révéler.
Pendant de nombreux mois, vous ne verrezplus aucun d'entre nous,
mais vous pourrez vérifier ce qui vous a été
appris en examinant le monde et ses événements à
la lumière de nos révélations. VOUS Y VERREZ
NOTRE MAIN. Ne considérez aucun événement comme
mineur. Accordez votre attention à TOUT. Votre prochaine
rencontre avec un membre du Haut Conseil n'aura pas lieu avant
les derniers
mois de 1966. Vous en serez prévenu d'une façon claire.
Puissent ces informations vous être utiles et puissent-elles,
lorsque le temps viendra, être utiles à d'autres,
leur apportant lumière, espoir et certitude que tout, dans
cet univers ordonné, est prévu et que l'humanité n'est
pas seule ni abandonnée".
Mon interlocuteur se lève. Il irradie sérénité
et paix. Il fait immédiatement le signe habituel dont j'ignore
encore la signification que peut-être je ne connaîtrai
jamais. Il me raccompagne jusqu'à l'entrée de l'immeuble
sans ajouter un mot. Là, il sourit et me tend la main. C'est
la première fois que l'un de mes interlocuteurs a cette courtoisie.
Je m'incline et je la prends. Après l'avoir quitté,
c'est à pied que je vais jusqu'à la place de la Constitution
où j'emprunte un taxi pour rentrer à mon hôtel.
Là, je. chercherai - mais en vain - le papier où figurait
l'adresse. Je ne croyais pas l'avoir perdu, à moins que...
Mais qu'importe ! J'ai la certitude que ces lieux où je suis
reçu sont des "pied-à-terre" d'occasion, pour
les besoins de la cause et qu'ils sont aussitôt après
rendus à leur destination première. Tout est "atmosphère"
dans ces rencontres. Ces êtres et leurs propos fascinent tant
qu'ils sont les seuls souvenirs ancrés dans la pensée.
Au moment où j'écris ces lignes, je me demande si je
serais capable de retrouver cette rue d'Athènes sans erreur.
Par contre, j'évoque sans difficulté le visage attachant
de cette troisième rencontre insolite. J'entends encore sa
voix, son message...
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