(Quatrième rencontre)
J'eus, en effet, longtemps à attendre avant de rencontrer
un nouvel informateur Des mois s'écoulèrent jusqu'à
ce que le signal me soit donné et j'eus ainsi tout loisir
de vérifier les connaissances acquises. Au début,
j'avais tendance à en rechercher l'application à des événements
majeurs. Elles s'y appliquaient certes mais, comme je le constatai
ensuite en prêtant attention à des circonstances moins
importantes et même mineures, ce qui m'avait été
révélé constituait une clef donnant aux faits
leur véritable signification et leur portée réelle.
En outre, absorbé par les responsabilités de ma charge,
le temps, comme toujours passait rapidement. A aucun moment, au cours
de ces rencontres insolites, je n'avais été l'objet
de pressions quelconques quant à ma fonction et à ce
qu'elle implique en devoirs de toutes sortes. J'avais senti chez mes
interlocuteurs le plus grand respect pour l'ordre rosicrucien A.M.O.R.C.
et j'avais constaté avec une satisfaction profonde qu'ils le
plaçaient très haut. Il était clair que l'on
voulait uniquement, pour quelque raison, m'instruire des faits exacts
concernant un maillon essentiel de notre monde. J'acceptais donc,
comme cela m'avait été demandé, sans réserve
ni arrière-pensée.
C'est dans le courant du mois d'août 1966 que je fus informé
du lieu et de la date des DEUX rochaines rencontres: Lisbonne et Istanbul.
Ces deux rencontres devaient avoir lieu avant la fin de l'année
en cours. Comme, pour la première fois, deux rendez-vous
m'étaient
fixés avec précision, j'en déduisis qu'ils auraient
une particulière importance et qu'ils seraient peut-être
les derniers. Je suis sûr maintenant qu'ils avaient bien une
importance toute spéciale. Je ne suis pas aussi sûr
qu'il se soit agi des derniers, quoique je puisse aisément
comprendre qu'il n'y aura plus jamais de rencontres arrangées
périodiquement
dans le but défini de m'informer. Quant à de nouvelles
rencontres insolites, qui sait ? Il y atoujours quelque chose à
apprendre et de tels êtres le savent mieux que quiconque.
En novembre 1966, j'étais donc à Lisbonne. J'avais à
y accomplir une mission au service de notre Ordre et je devais y rencontrer
quelques membres.
En même temps, je devais y être contacté par un nouvel
interlocuteur. Ce qui m'a toujours frappé et ce qui était
pour moi d'une valeur considérable, c'est que JAMAIS aucune de
ces rencontres insolites n'a, de quelque façon que ce soit, gêné
mes activités ni perturbé l'accomplissement de mes devoirs.
Elles se sont toujours "intégrées" à
mes activités normales d'une manière surprenante et j'appréciais
ce fait car il est clair que j'aurais dû les décliner si
elles avaient été une entrave, mais une telle éventualité
n'était même pas à envisager. Il 'n'est jamais demandé
à quiconque un renoncement. Tout est simple en de telles circonstances
et la simplicité, pour celui qui sait, est un gage d'authenticité.
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