"La vérité saura frapper au coeur de celui qui
l'attend" Ces seuls mots pourraient tenir lieu de
onclusion, mais une conclusion est quelquefois aussi l'occasion
de commentaires utiles et importants.
Le présent récit est en « marge » des préoccupations
habituelles d'un «cherchant ». Le premier
devoir de chacun est en effet à jamais sa propre régénération
et à cette régénération, les traditions
anciennes et authentiques conduisent efficacement si l'on sait
manifester
le zèle nécessaire, dans le travail et la persévérance.
Dans une voie initiatique, par exemple, les tentations sont nombreuses,
les chutes occasionnelles, et le doute, périodique. Tout cela
est inhérent à la nature humaine et il suffit de tenir
bon, en évitant surtout les mirages que désigne habilement
parfois l'intolérance, ou l'égoïsme, ou l'habitude.
Les traditions anciennes et authentiques renferment ce qui est à
la fois nécessaire et suffisant. Ils sont des outils
dont l'usage convenable et attentif permet d'atteindre d'une manière
sûre le but que recherche avec sincérité celui
qui est prêt. Chacune est une voie, mais cette voie contient
tout pour quiconque, se dépassant lui-même, accepte
de la parcourir. Les portails sont ouverts. Le domaine est devant
tous.
La confiance que l'on accorde à une tradition et celle qu'elle
donne sont le fondement de la réussite. Il faut être
bon ouvrier.
Certaines questions incluses dans la grande histoire de la tradition
ne doivent laisser personne indifférent. Le « cadre »
où s'exerce un effort initiatique, par exemple - le monde -
garde son importance et il est utile de le comprendre. Nul n'est étranger
pour l'autre, si ce n'est en apparence. En réalité,
il n'y a qu'une seule humanité en tant que telle, qui participe
à l'évolution universelle tout comme elle en procède.
Il est encourageant, il est même apaisant, de savoir que rien
n'est laissé au hasard et ces rencontres avec l'insolite montrent
au contraire, que tout est ordre et méthode dans un univers
parfaitement organisé. Je perçois plus que quiconque
ce qu'une telle aventure pourrait avoir d'invraisemblable pour la
pensée didactique intéressée aux seuls phénomènes.
Cependant, en ce siècle de progrès scientifiques étourdissants,
l'invraisemblable paraît chaque jour plus proche de nous et
le « cherchant » sait, quant à lui, qu'il est,
depuis toujours, parmi nous. Rencontres invraisemblables, peut-être,
pour qui ne les a pas vécues, extraordinaires mais «
vivantes » pour celui qui les a connues.
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Peinture de Susan Saint Thomas
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Le programme des voyages au cours desquels ces rencontres se sont
produites était établi parmoi-même dans un contexte
qui m'était préparé dans le cadre de mes fonctions.
J'en ai déterminé personnellement les dates selon
les activités qui étaient les miennes. Or, c'est
dans cet ordonnancement dont je suis l'auteur que se sont glissées
des rencontres que je ne pouvais prévoir, mais que d'autres
avaient prévues pour moi. Ma liberté a été respectée
à tous égards car jamais mes activités courantes
n'ont eu à en souffrir.
L'extraordinaire s'est inclus, ajusté, dans « l'ordinaire
» sans gêner ce dernier en aucune façon. Je ne
suis pas étonné que le Haut Conseil ait pu avoir connaissance
d'un programme que j'étais seul à connaître.
Je ne serais même pas étonné qu'il en ait eu connaissance
avant sa formulation, au moment où seules deux conditions étaient
établies, la troisième - la manifestation - n'étant
pas encore apparente. Je refuserais cependant d'admettre qu'il y ait
jamais eu influence "extérieure" à moi-même
pour la rédaction de ce programme et, par RENCONTRES AVEC L'INSOLITE
garde son importance et il est utile de le comprendre.
Nul n'est étranger pour l'autre, si ce n'est en pparence.
En réalité, il n'y a qu'une seule humanité en
tant que telle, qui participe à l'évolution universelle
tout comme elle en procède. Il est encourageant, il est
même
apaisant, de savoir que rien n'est laissé au hasard et ces
rencontres avec l'insolite montrent au contraire, que tout est ordre
et méthode dans un univers parfaitement organisé. Je
perçois plus que quiconque ce qu'une telle aventure pourrait
avoir d'invraisemblable pour la pensée didactique intéressée
aux seuls phénomènes. Cependant, en ce siècle
de progrès scientifiques étourdissants, l'invraisemblable
paraît chaque jour plus proche de nous et le « cherchant
» sait, quant à lui, qu'il est, depuis toujours, parmi
nous. Rencontres invraisemblables, peut-être, pour qui ne
les a pas vécues, extraordinaires mais
« vivantes » pour celui qui les a connues.
Le programme des voyages au cours desquels ces rencontres se sont
produites était établi par moi-même dans un contexte
qui m'était préparé dans le cadre de mes fonctions.
J'en ai déterminé personnellement les dates selon les
activités qui étaient les miennes. Or, c'est dans cet
ordonnancement dont je suis l'auteur que se sont glissées des
rencontres que je ne pouvais prévoir, mais que d'autres avaient
prévues pour moi. Ma liberté a été respectée
à tous égards car jamais mes activités courantes
n'ont eu à en souffrir.
L'extraordinaire s'est inclus, ajusté, dans "l'ordinaire"
sans gêner ce dernier en aucune façon. Je nesuis pas
étonné que le Haut Conseil ait pu avoir connaissance
d'un programme que j'étais seul à connaître.
Je ne serais même pas étonné qu'il en ait eu
connaissance avant sa formulation, au momentoù seules deux
conditions étaient
établies, la troisième - la manifestation - n'étant
pas encore apparente. Je refuserais cependant d'admettre qu'il y
ait
jamais eu influence "extérieure" à moi-mêmepour
la rédaction de ce programme et, par conséquent, intervention
dans mon libre arbitre au niveau du choix et de la décision.
Cela serait contraire à tout ce dont j'ai été
le témoin, à tout ce qui m'a été appris
et démontré, et cette seule pensée m'apparaîtrait
comme un sacrilège envers ceux qui m'ont accordé une
rare confiance. Je n'en dirai pas davantage: pourquoi moi, et
je ne
perdrai pas mon temps en une inutile introspection pour savoir si
j'étais digne ou non. Il m'a été demandé
d'accepter. J'accepte. Ceux qui savent tout savent mieux que celui
qui sait, même beau coup. Et puis, au fond, je ne suis pas
le destinataire et n'est-ce pas exceptionnel d'être chargé
seulement de "transmettre" ? Mon souci a été
de le bien faire et ma satisfaction serait d'y avoir réussi.
Que seront en fin de compte, pour un lecteur, ces « rencontres
avec l'insolite »?
- Une fiction?
C'est à celui qui les lit d'en décider pour lui-même
et nul ne trouvera à y redire - pas même moi !
Mais pour celui qui, autant que moi qui les ai vécues, y entendra
le son retentissant de la vérité, alors, que ce récit
soit pour lui le message d'espérance et de foi qui illuminera
son être tout entier ! De l'un et de l'autre, je demeure le
frère, car tous les hommes sont unis dans un même effectif
voyage, celui de la vie, dont ils partagent ensemble les expériences,
les peines et les joies. Chacun y fait des « rencontres »,
petites et grandes. Petites ou grandes, elles sont les joyaux du «
chemin » ouvert à tous - un chemin dont le
"signe" est à jamais : servir.