Janvier 1977 - page 6
Peinture der Daniel Holdman |
Cette aura est vibrations comme la pensée dirigée
est vibrations elle-même. Ceux sont donc des vibrations d'une
certaine nature, d'une fréquence définie, qui agiront
sur d'autres vibrations plus ou moins perturbées. L'aura du
monde est, en effet, chargée vïbratoirement par les pensées
tout autant que par les actes des hommes, au cours des siècles,
et peut-être de millénaires. Il faut admettre que si
cette aura est encore équilibrée dans sa double polarité,
positive et négative, c'est bien que, malgré les apparences,
toutes les pensées et tous les actes humains sont loin d'être
exclusivement négatifs. Il est vrai que, même si tel était
le cas pour la majorité d'entre eux la pensée positive
est à ce point puissante que celle d'un très petit
nombre suffirait à rétablir le nécessaire équilibre
sans lequel le désordre s'instaurerait dans le monde et parmi
les hommes. Or, ce petit nombre est naturellement constitué,
en premier lieu, par les initiés et les mystiques. S'y ajoutent,
en second lieu, ceux qui prient et rendent, de quelque manière
que ce soit, hommage à la Divinité. Enfin, toute pensée
bonne, toute action juste, toute attitude de compassion ou de solidarité, contribuent aussi à la nature positive de l'aura mondiale.
Mais, si l'on considère que l'équilibre de sa double
polarité n'est présentement que tout juste maintenu,
on ne peut qu'être impressionné par l'ampleur des vibrations
négatives générées par l'humanité.
Il suffirait donc de très peu de chose pour que cet équilibre
vital soit rompu. Assurément, la conception fataliste serait
de considérer circonstances et faits comme inévitables,
et donc d'attendre avec résignation qu'ils se produisent.
Ce serait même, certainement, une façon d'en accélérer
la venue, car la crainte et la seule affirmation que << ceci
va arriver !>> engendrent des ondes négatives d'une
terrifiante puissance.
C'est pourquoi je préfère l’assurance tranquille
du sceptique. Elle n'a aucune conséquence sur les conditions
existantes, elle ne les rend pas pires qu'elles ne sont, et, peut-être
même, dans une certaine mesure, a-t-elle, sur elles, une forme
d'influence positive. Cependant, à mon avis, il est plus juste
d'admettre ce que la sagesse antique nous a transmis, et d'envisager
les événements de la manière prévue par
la <<chronique de l'Avenir>> des grands sages de l'aube
des temps avec, toutefois, l'importante restriction que la catastrophe
finale d'un âge est évitable, et qu'un cycle nouveau
peut succéder partir des faits. Trois grands courants existent
maintenant, influençant les peuples de La terre entière.
Les autres n'en étant que des variations dont la puissance
est. qu'on le veuille ou non, négligeable. Deux de ces courants
sont de souche collectiviste mais s'expriment en deux aspects radicalement
opposés, malgré l'appel à une prétendue
idéologie commune. Ces deux courants sont, d'une part le Communisme
soviétique et, d'autre part, le Communisme chinois. Le troisième
est celui connu sous le nom* aussi erroné que l'appellation
des deux autres, de Capitalisme. En fait, l'emploi de ces termes
idéologiques n'a pour but que de faire comprendre la situation
mondiale, mais j'aurais pu dire, aussi bien, Russie, Chine et Etats-Unis,
ces trois pays étant les pôles des circonstances de
ce temps, n est irréaliste, pour les autres, de se supposer
indépendants par rapport à ces trois puissances, et
il est triste de penser que les mots d'indépendance nationale
encore utilisés avec emphase par certains, ne recouvrent,
en réalité. que le néant. Il ne faut pas être
grand politique pour le constater. Même l’Europe Unie
qui aurait pu être une « chance » pour le monde
ne serait pas, maintenant, indépendante, n est à espérer
qu'elle sera, un jour, une réalité, mais nécessairement
elle sera amarrée à l'un ou l'autre des trois courants
fondamentaux, même si, dans ce courant, son avis ne puisse,
alors, être négligé. Or, ces trois courants sont
inévitablement compétitifs et, par conséquent,
impérialistes, tout en s'accusant mutuellement de ce qu'ils
sont eux-mêmes.
