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Avril 1978 - page 1

Mes chers amis,

De cette sixième « Lettre de Nulle Part », j’avais écrit, au début du mois de décembre dernier, exactement trois pages, prenant ainsi -ou voulant prendre- quelque avance, puisque j’avais achevé a dernière lettre de l’année 1977, celle, précisément, de Décembre, qui devait, par erreur, être ensuite publiée comme étant celle de janvier 1978, de sorte que, pour éviter toute confusion, dès la lettre qui se rapportait effectivement à Janvier et que j’avais également préparée, il devenait nécessaire d’user de la qualification « Série 1978 ». Malgré cela, beaucoup ont cru n’avoir reçu que trois lettres au lieu de quatre pour l’année 1977, alors que la « Lettre de Nulle Part » numéro 4 portant simplement la mention « janvier 1978 » était, en réalité, celle de Décembre 1977, la lettre numéro 5 étant la première de 1978. Autrement dit, deux lettres ont été imprimées avec l’indication du mois de janvier, mais l’une d’elle, la lettre numéro quatre, aurait dû être mentionnée comme se rapportant à Décembre, même si elle n ‘était expédiée que le mois suivant. Je veillerai qu’il soit bien ainsi dans l’avenir. Si, ne pouvant faire autrement, je dois préparer une « Lettre de Nulle Part » plus tard que prévu, elle indiquera néanmoins le mois auquel elle se rapporte. C’est le cas, par exemple, de la présente lettre. Elle porte mention du mois d’Avril, alors qu’elle ne sera certainement expédiée qu’en Mai, ou même Juin. Certes, si j'avais pu l’achever dès Décembre comme je l’avais envisagé, cette sixième « Lettre de Nulle Part » aurait été imprimée bien à temps pour partir à votre adresse dés Avril. Vous savez pourquoi il n’en a pas été ainsi. Le 8 décembre à mon réveil, j'étais au Château d'Omonville, frappé d'un infarctus du myocarde et le manque d’énergie ou de compétence d'un médecin qui ne comprit pas la gravité du mal accrut celui-ci dans de très importantes proportions, puisqu'il attendit dix heures (de 8 heures du matin à 18 heures) avant de m’envoyer, sur les appels téléphoniques répétés et angoissés de mon épouse, à un cardiologue d’Evreux chez qui je dus me rendre en voiture, alors que la sagesse aurait voulu que, dès le matin, j’y sois conduit en ambulance, après qu’une piqûre que ce médecin ne fit pas, ait calmé l’intolérable et indescriptible douleur thoracique qui dura une demi-journée sans aucun soin médical. C'est d'ailleurs pendant cette même journée que, m’efforçant de dominer la douleur, je relus, dans un état physique dont vous comprendrez la détresse, les épreuves d'imprimerie de la « Lettre de Nulle Part » numéro cinq. C’est ce qui explique les quelques coquille et fautes d’imprimerie que j’ai laissées et je saisis cette occasion pour vous priez de m’en excuser. Quoi qu’on en dise, les fautes d’impression sont inévitables et tous les auteurs, comme les spécialistes de l’imprimerie, le savent bien, mais, dans cette lettre, il y en avait vraiment trop…

Je reviendrai, dans une lettre ultérieure, sur cette maladie qui m’a frappé. Je le ferai non pas parce qu’elle offre en elle-même quelque intérêt mais uniquement par ce que je pourrai ainsi vous entretenir de la santé en général dans le monde où nous vivons, avec l’existence telle que nous devons souvent la subir dans un environnement dangereux, face à une pollution envahissante. Je vous expliquerai, en traitant de ce sujet, comment l’heure de la mort, sans être fixée dans l’absolu, comme je l’ai laissé entendre dans un chapitre d’un de mes livres, n’en est pas moins parfaitement établie, comme le souligne, dans sa nouvelle rédaction, une monographie du septième degré du temple, en raison de données karmiques établies par nous-mêmes dans cette vie ou une vie précédente. C'est ce qui permet de dire, par image, que le moment de notre mort est fixé par un inéluctable décret cosmique. Toute une « Lettre de Nulle Part » sera consacrée à cet important sujet, et elle éclairera sans doute pour vous bien des points obscurs tout en renforçant encore votre admiration pour la grandeur et la beauté des lois cosmiques.

 

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