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| Peinture de Gilbert
William |
Tel est ce qui, dans la cathédrale de l'âme,
a jusqu'ici retenu mon attention, mais chaque contact amène une
nouvelle découverte, car pour connaître un édifice
d'une immensité aussi inconcevable, aussi prodigieuse, une seule
vie ne suffit pas. De plus, il appartient à chacun de pousser
plus loin ses investigations et d'admirer ce qui répond le plus
à son désir, à son inspiration intérieure.
Or, la tendance générale est de n'entrer dans la cathédrale
que s'il y a quelques raisons humaines de le faire et c'est une erreur.
Il faut aller dans ce haut-lieu pour apprendre à le connaître
et au besoin apporter sa propre pierre pour le magnifier encore. De
ces seules visites qu'aucun intérêt personnel ne suscite,on
retire toujours davantage en connaissance et un intense sentiment de
joie, de paix, de détente et de réconfort. On sait se
trouver dans le saint des saints, dans un lieu de perfection et de puissance,
et l'âme se réjouit dans cette sublime ambiance du sacré.
Naturellement, si le triangle au-dessus de l'autel est particulièrement
illuminé de lumière violette, cela indique qu'une cérémonie
spéciale est conduite par un maître cosmique. Interrompant
toute investigation, il est nécessaire dans ce cas, de prendre
place dans la nef ou sur les bas-côtés pour participer
à la cérémonie, et il faut agir de même pendant
toutes les périodes journalières de service signalées
dans le Liber 777 et pendant toutes les périodes spéciales
de contact ou bien si notre venue dans la cathédrale de l'âme
coïncide avec une période de musique et de chant, de consolation
et d'instruction, l'état de passivité étant essentiel
pour recevoir l'influx magnétique alors dispensé. Dès
que le contact est établi, l'âme SENT si une telle période
est en cours et d'elle-même, elle agit en conséquence.
Aussi, si elle n'éprouve aucune impression de ce genre, on peut
sans erreur procéder à la visite projetée en vue
de connaître mieux la cathédrale de l'âme.
L'une des nefs transversales nous intéresse
davantage pour les communications qtie je vous destine. Cette nef
est bordée de petits sanctuaires où sont admis les membres
de l'ordre rosicrucien. AMORC qui ont atteint, dans leurs études,
les plus hauts grades, c'est-à-dire depuis longtemps franchi
le neuvième degré. Certes, des sanctuaires semblables
sont prévus dans d'autres nefs pour ceux qui n'en sont pas
à ce stade élevé, et il y a, par exemple,les
sanctuaires destinés aux membres qui. viennent juste de recevoir
leur nom ésotérique dans une initiation rosicrucienne
comme il y en a pour les membres du septième degré et
même pour les néophytes.
Mais si je mentionne particulièrement les hauts
sanctuaires, c'est que j'y ai celui qui m'est réservé.
Or, c'est là que j'ai reçu les messages et les instructions
dont je veux vous faire part. Mon sanctuaire est à l'extrémité
de la nef transversale sur .le côté droit. II y a, sur
la rangée qui lui fait face, au-delà de la nef, douze
sanctuaires semblables les uns aux autres, suivis de trois sanctuaires
plus lumineux comme s'ils étaient d'un plan différent.
Le mien contient les symboles de ces douze sanctuaires et des trois
supplémentaires avec quelque chose de plus que je ne peux préciser
ici. De hautes grilles protègent chacun de ces sanctuaires
et le mien est complètement clos de sorte que je peux travailler
et avoir des entretiens secrets sans attirer l'attention. Le mur de
mon sanctuaire est fait d'un immense vitrail dont les symboles sont
exclusivement rosicruciens avec, en bas à droite, une petite
fenêtre transparente que je puis ouvrir sans être obligé
de me lever de mon fauteuil et à travers laquelle je puis contempler
un spectacle miraculeux dont je traiterai dans le cours de ce manuscrit.
Mon bureau est d'une rare perfection tout en étant extrêmement
pratique et il s'assortit fort "bien à mon fauteuil et
à celui prévu pour un visiteur éventuel. J'ai
toujours préféré un bureau net à une masse
de dossiers inutiles qui ont leur place ailleurs et qui gênent
le travail tout en favorisant désordre, oubli et perte d'un
temps précieux, et ici, je sacrifie à ce goût
de simplicité. J'ai cependant toujours sous la main quelques
feuilles vierges et un crayon. Je les appelle, en souriant de moi-même,
"ma mémoire". Bien entendu, je dispose aussi d'un
meuble placé derrière mon fauteuil et tous mes dossiers
y sont classés en bon ordre. Toujours selon ma terminologie
personnelle, je les nomme "mes souvenirs"! La partie la
plus sacrée de mon sanctuaire est évidemment l'autel
et il est la simple reproduction de celui dont je bénéficie
au siège de l'ordre rosicrucien AMORC pour les pays de langue
française, mais ici les bougies sont sans cesse allumées
et elles ne se consument jamais, irradiant vers la Rose-Croix placée
au centre de l'autel une lumière perpétuelle. C'est
là le symbole qu'une partie de moi-même est à
jamais dans mon sanctuaire de la cathédrale de l'âme,
prête à accueillir à tout moment quiconque désire
communiquer avec moi et à transmettre l'aide et la lumière
que ce haut-lieu peut dispenser à qui se met en résonance
avec lui.
Avant de vous transmettre quelques-uns des messages
les plus importants que j'ai reçus dans mon sanctuaire prive,
c'est d'abord à.une grande cérémonie de la .cathédrale
de l-'-âme 'que je vous convie. Elle a été une
.de celles qui m'ont le plus frappé et, cependant, elle était
ouverte à tous. Certains de mes lecteurs rosicruciens y auront
peut-être assisté. Cette nuit-là, alors que naissait
sur terre le 5 février 1962, la cathédrale de l'âme
retentissait d'un "Hosannah" répercuté à
l'infini sous les voûtes sans nombre de la cathédrale.
La chaîne d'or entourant l'autel que voient généralement
les plus hauts initiés seulement, était visible de tous
comme cela a lieu en des occasions- extrêmement rares. Mais
la cérémonie avait commencé une demi-heure plus
tôt et l'hosannah était son couronnement...
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