" Voici que, pour la terre, les temps sont venus ! Voici que
pour la terre approche l'heure du cycle nouveau !
"le messager" lui est envoyé et l'univers, dans l'allégresse,
se rassemble en ce moment autour du berceau de l'humanité nouvelle
! La délivrance sera difficile, les plaintes et les cris de
l'ignorance couvriront la bonne nouvelle, le monde se lamentera dans
le désespoir et le doute, mais la Parole, venue parmi eux,
sera finalement entendue des hommes ! Que ceux qui 'peuvent comprendre
comprennent puisque la lumière n'est plus sous le boisseau...
Ils ont des yeux... verront-ils ? Ils ont des oreilles... entendront-ils
? Ils verront et entendront mieux que jadis, car le temps de la préparation
est achevé et celui de l'action commence dans 1'aujourd'hui
de la terre. Puisse l'humanité comprendre enfin que sa douleur
et ses épreuves, dont elle seule est responsable, doivent être
dépassées et qu'elles n'ont d'autre but que son ultime
éveil à la Réalité transcendante, éternellement
en son sein. Ainsi, dans le déploiement du plan cosmique, la
terre entre, cette 'nuit, dans l'ère du Verseau. Les "veilleurs"
ont achevé leur mission, l'influx est transmis à tous.
Aux hommes, maintenant, de découvrir les voies qui leur ont
été préparées et de les emprunter pour
l'étape à franchir. S'ils le font vite et avec clairvoyance,
la pression d'En-Haut sera moins intense et de pénibles bouleversements
leur seront évités. En ce moment même, sur tous
les plans, résonne la grande nouvelle ! Voici que, pour la
terre, les temps sont venus ! Voici que pour la terre, EN CET INSTANT,
à la cadence de sept, est né le cycle nouveau ! Le messager
est apparu et l'univers, dans l'allégresse, est rassemblé
autour de son berceau ! Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté
! Hosannah ! Hosannah ! Hosannah !"
Les cloches de la cathédrale sonnent à toute volée
un hymne exaltant de joie, la musique des sphères reprend ses
rythmes profonds, émouvants et le choeur cosmique- entonne
un "Hosannah" vibrant, sans fin et tout, cloches, musique
et chant, s'allie en une inexplicable harmonie tandis que les Maîtres,
deux par deux, sortent en procession, que la lumière devient
moins intense, que la cathédrale de l'âme recouvre- son
aspect habituel, que peu à peu la foule quitte l'édifice
sacré et que je me retrouve, dans mon sanctum terrestre, les
yeux éblouis de la splendeur que je viens de partager avec
tant d'autres et les oreilles emplies de sons et de chants qui peu
à peu s'estompent au fur et à mesure
que ma conscience objective ressaisit le contrôle de mon
être... Je consulte ma montre: il est minuit
trente ! Une communion aussi prolongée avec la cathédrale
de l'âme est exceptionnelle, même pour moi. Mais la circonstance
est d'importance...
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Peinture de Gilbert William |
5 février 1962 ! l'ère du Verseau
! que peut signifier "A LA CADENCE DE SEPT" ? Maintenant
que la période de passivité est révolue, je laisse
à mon raisonnement toute liberté de s'exprimer et je
l'incite même à réfléchir, curieux des
conclusions qu'il tirera de l'expérience. Celle-ci, d'ailleurs,
n'a de valeur, comme toute expérience de cette nature, que
si elle est ENSUITE - et non sur le moment - passée au crible
de l'analyse. Les impressions psychiques doivent toujours être
acceptées, recueillies avec soin. Le doute est stérile
s'il rejette avec obstination ce que le mental ridicule dans ses limitations
et sa sotte suffisance ne peut immédiatement admettre. Il est
constructif seulement s'il s'allie au raisonnement, non pas
pour écarter un prétendu impossible, mais pour en examiner
LES CONSEQUENCES quant à la connaissance et à la lumière
ainsi recueillies...
A LA CADENCE DE SEPT ! EN CET INSTANT,, à la cadence de sept.
Sept, par rapport au temps, ne peut désigner que 1'HEURE. .Or,
il est minuit trente ! Mais c'est oublier que le temps est une mesure
humaine. "Ailleurs" il n'a aucune valeur. Alors sans doute,
quand LA PAROLE a été prononcée, les conditions
de "sept heures" en un point précis de la terre étaient
vues, vécues, réalisées LA-HAUT... Une indescriptible
impression de paix m'envahit. .Je SENS que je suis "dans la vérité"...
Aujourd'hui, 5 février 1962, dans le matin qui approche...
à sept heures "quelque part"... l'Ere du Verseau,
le message, le messager... Je comprends, l'émotion me saisit,
les larmes coulent sur mon visage, et me jette à genoux et
la tête appuyée, pendant des heures, sans éprouver
aucune fatigue, je prie, je prie, je prie et quand sept heures sonneront,
le coeur, bondissant, je murmurerai longtemps un Hosannah de joie
et d'espérance.