| |
|
Peinture de Deborah Chapin Koff
|
Ces jours derniers, plusieurs ouvrages
venus sur mon bureau en service de presse de divers pays, traitaient
de communications avec l'Au-delà. Dans l'un d'eux, "Pétain,
héros de la Somme" (sic) adressait un bref message à
l'humanité, dans l'autre toute une famille disparue dans des
circonstances tragiques demandait par la voix du médium à
être dirigée et aidée sur le plan dont elle faisait
la brutale expérience, et ainsi à l'avenant, des êmes
errantes s'incorporant, le temps d'un appel, dans un être réceptif
communiquaient par son intermédiaire avec une assistance plus'ou
moins réduite, mais toujours impressionnée. J'ai lu
ces livres d'un bout à l'autre, parfois par devoir, et plus
souvent pour m'informer. Ceux-là, et d'autres parcourus depuis
tant d'années m'offrent guère d'aspect particulier.
Tous se ressemblent, les circonstances seules - lieu, personnalité
du médium, par exemple - varient selon les auteurs et tous,
naturellement, commettent une erreur semblable en supposant qu'une
âme peut s'incorporer dans un être vivant et se substituer
à sa personnalité pour délivrer quelque message,
prodiguer quelque conseil ou demander assistance. Lorsque de tels
ouvrages émanent de personnes n'ayant qu'une connaissance rudimentaire
des hauts principes mystiques, on peut certes les juger avec clémence
et admettre qu'après tout, ils seront peut-être utiles,
ne serait-ce que pour diriger, en fin de compte, certains chercheurs
vers une lumière plus authentique. Mais quelques auteurs des
livres que j'ai lus récemment ont, je le sais, parcouru longtemps
une voie traditionnelle valable, et qu'ils puissent encore s'en tenir
aux théories qu'ils défendent ainsi implicitement me
surprend et mefait mal. Leur unique excuse, et je la leur concède
bien volontiers, c'est que leur démarche mystique n'ait pas
été aussi complète, sûre et sérieuse
qu'on serait en droit de l'espérer, et qu'ils n'ont pas accordé
à leurs guides et maîtres l'adhésion sans réserve
exigée de tout postulant à la véritable lumière.
Le "vieil homme" n'étant pas complètement
dépouillé, d'anciennes croyances ont subsisté
en eux et rejailli à l'occasion de quelque expérience,
moulant celle-ci de leurs faux oripeaux et produisant, en fin de compte,
un récit enthousiaste et décevant, de la part d'un disciple
peut-être très digne à tous autres égards.
| |
|
Peinture de Deborah Chapin Koff
|
Les enseignements de l'ordre rosicrucien
AMORC sont cependant catégoriques sur le sujet des communications
avec l'au-delà : LES AMES-PERSONNALITES QUI ONT QUITTE LE PLAN
PHYSIQUE N'Y REVIENNENT PAS AVANT LE MOMENT DE LEUR REINCARNATION.
ELLES NE S'INCORPORENT PAS DANS UN MEDIUM POUR COMMUNIQUER AVEC LES
VIVANTS, et je voudrais ici citer la définition donnée
sur le spiritisme par le "MANUEL ROSICRUCIEN" :
"Spiritisme : Doctrine
qui s'efforce d'utiliser certaines manifestations psychiques de l'âme
et de la personnalité pour appuyer un exposé théorique
des activités de l'âme, ici-bas ou dans le cosmique,
après le changement appelé mort. Les rosicruciens savent
que l'explication spirite des divers phénomènes est
erronée, que la plupart des médiums ne savent que peu
de choses des lois et des principes qu'ils tentent de démontrer
et que certains, sans s'en rendre compte, créent souvent des
situations graves et de la douleur dans la vie de ceux qui sont guidés
par eux. De plus, les rosicruciens savent que"l'âme"
des défunts ne revient pas sur terre sous une forme matérielle,
que les "esprits" ne se matérialisent pas comme entités
et que les communications reçues du cosmique ou à travers
le corps psychique des vivants ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent
aux spirites", et je reproduirai aussi, pour une meilleure compréhension
de ce qui suivra, la définition du mot "subconscient"
donnée par le lexique du même "Manuel" :
"Subconscient : Flux complet de la conscience avec ses divers
niveaux qui sont subliminaux, c5est-à-dire à l'arrière
de nos perceptions du moi et du monde extérieurB La conscience
objective et la conscience subjective ne sont que deux des niveaux
du flux de la conscience. Le subconscient est directement relié'
au cosmique, à la conscience universelle,"
La définition rosicrucienne implique-t-elle que les communications
avec les disparus sont impossibles ? Absolument pas,, De telles communications
SONT POSSIBLES, MAIS ELLES S'OPERENT D'UNE MANIERE RADICALEMENT DIFFERENTE
DES PRATIQUES GENERALEMENT EMPLOYEES ET ELLES NE NECESSITENT PAS L'AIDE
L3 MEDIUMS ET ENCORE MOINS DE TABLES TOURNANTES OU D'AUTRES PROCEDES
DU MEME GENRE.
C'est dans mon sanctuaire privé de la cathédrale de
l'âme que le Maître, tout à l'heure, rappellera
les principes véritables à appliquer a cet égard,
mais une précision complémentaire me semble utile.
Dans la définition donnée
par le Manuel_Rosicruciens. il est déclaré à
plusieurs reprises : "Les rosicruciens savent" et la question
qui viendra tout naturellement à la pensée de quelques-uns
sera : "Comment savent-ils , comment peuvent-ils savoir ? et
ce point doit être éclairci.