La nouvelle question que je me propose
de soumettre aujourd'hui à la cathédrale de l'âme,
est suscitée par l'article d'une revue à prétention
ésotérique dont auteur fut radié, il y a quelques
années, de l'ordre rosicrucien AMORC pour manque flagrant de
loyalisme et violation de ses engagements les plus sacrés.
Bien qu'il voile sous un pseudonyme les sottises que sa fausse science
le conduit à ériger en affirmations sentencieuses, et
que son désir de nuire le fait habilement suggérer,
le danger d'organisations dont il stigmatise le but "astral",
ce genre de méthodes blâmables lui est trop personnel
pour qu'il ne soit pas reconnu de notre Ordre qui, certes, lui a pardonné
depuis longtemps son comportement coupable, attristant et malsain,
mais qui n'oublie pas et regretterait que des articles de cette sorte
puissent avoir quelque influence sur des lecteurs non avertis de la
qualité plus que douteuse d'un ignorant auteur mû par
des sentiments dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils sont loin
d'être respectables, puisque fondés sur la déception,
et peut-être la vengeance contre une sanction pourtant hautement
méritée. L'orgueil est une calamité pour celui
qui ensouffre. Il le conduit aux actes les moins raisonnables, à
une 'crainte injustifiée créatrice de redoutables erreurs
pour lui-même, au mensonge, à l'insatisfaction et à
de mauvaises actions, qui, tôt ou tard, rejaillissent sur leur
auteur. Il est à souhaiter que des articles, de l'espèce
de celui dont je parle n'influencent jamais l'authentique chercheur.
Si l'astral, au sens que lui donne cet ignorant écrivain d'occasion
existait, ses théories trompeuses démontreraient à
l'évidence que lui-même en est la proie abusée
comme il fut en d'autres occasions abusé par d'autres mirages
qui ébranlèrent en lui le plus élémentaire
loyalisme. Mais nous saluerons simplement en passant cette personnalité
en peine dont l'audience, au demeurant, est pratiquement nulle, et
dont les velléités de se mettre en valeur échouent
lamentablement, puisqu'elles n'ont pas l'appui des sphères
les plus élevées qui soient, de celles qui accordent
à l'ordre rosicrucien AMORC leur soutien éclairé,
vivifiant d'initiation authentique, sainte et pure basée sur
la vie, la lumière, et l'AMOUR véritable. Après
tout, chacun traverse , dans le cycle de ses incarnations, la nuit
obscure que connaît ce frère humain, jouet de sa propre
illusion. Si le disciple sur le Sentier doit se garder de la contamination
que représente temporairement l'égaré, s'il est
du devoir et de la responsabilité de ceux qui savent, de donner
sévèrement à son sujet les avertissements voulus,
il faut aussi ressentir à son égard la plus intense
compassion et demander sans cesse qu'il soit enfin éclairé
et cosmiquement aidé.
A la suite du triste article auquel
je me réfère, j'en viens à penser, je ne sais
par quelle association d'idées, aux sectes et familles religieuses
qui prolifèrent sur notre terre. Sans doute est-ce en raison
de l'intolérance dont, certaines font preuve, ou encore parce
que la plupart n'hésitent pas devant de mensongères
insinuations du genre de celles dont l'article que j'ai lu est truffé.
Quoi qu'il en soit, c'est le sujet que je choisis pour mon contact
de ce soir avec la cathédrale de l'âme, en espérant
qu'un Maître, là-haut, voudra bien éclaircir davantage
ce sujet.
Il n'est pas nécessaire, je
pense, que j'explique à nouveau le "rituel" suivi
pour réaliser le contact et m'élever jusqu'à
mon sanctuaire privé de la cathédrale de l'âme.
Tout a été dit, je crois, à ce propos dans les
premières pages de ce manuscrit et à différentes
reprises, à l'occasion de précédents contacts.
Pourtant, dans l'un des derniers chapitres, j'aurai à y revenir
car j 'ai l'intention de relater avec précision une initiation
cosmique conduite dans la cathédrale.
Aujourd'hui, je négligerai donc
de rapporter ici le détail du "voyage". Je suis arrivé
à bon port et c'est dans la mi-obscurité de mon sanctuaire
que j'écoute le Maître :
"Ta question , commence-t-il, est mal posée, bien qu'elle
ait été assez compréhensible «pour parvenir
jusqu'à notre conclave et pour 'que j'aie été
chargé d'y répondre. Tu semblés établir
une différence entre les sectes, et ce que tu appelles, .les
familles religieuses. OR, CES DERNIERES ELLES-MEMES SONT DES SECTES.
Curieuse'ment, ce sont elles qui ont intentionnellement chargé
le mot secte d'un sens péjoratif, oubliant que, ce faisant,
elles s'attribuaient aussi cette qualification restrictive.
"Réfléchis quelques
instants : le monde compte plus de, trois milliards d'habitants. La
plus importante expression de la pensée religieuse - le Bouddhisme,
sous ses diverses formes - rassemble près d'un milliard d'adeptes..Vient
ensuite l'Islam, avec huit cent millions de musulmans. En troisième
position se situe le Catholicisme,' avec ses six cent millions de
baptisés, dont moins, du vingtième sont régulièrement
pratiquants. Puis c'est le protestantisme et ses multiples branches,
avec un nombre de fidèles, approchant celui des catholiques.
Toi-même, qui,es de religion catholique et vis dans un pays
à majorité théoriquement catholique, n'échappe
pas à une certaine tendance à croire que ta religion
est la plus importante du monde et que ses injonctions plus ou moins
fondées variant avec les époques et les latitudes, sont
déterminantes pour toute l'humanité. En cela, comme
beaucoup d'autres, tu as été longtemps dans l'erreur.
Dans tout l'Orient, dans tous les pays, islamiques, dans les régions
où le catholicisme est faiblement implanté, en Grande-Bretagne
ou aux Etats-Unis et dans bien d'autres contrées, les activités
catholiques et à plus forte raison ses avis, son influence
et ses directives sont, ou bien totalement ignorés, ou bien
mentionnés comme des nouvelles d'intérêt à
peine secondaire. Jamais les informations les concernant n'occupent
la première page des journaux, rarement elles sont mentionnées
dans les émissions radiophoniques, et plus rarement encore
à la télévision, contrairement à ce qui
se passe dans les pays latins à majorité catholique.
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