"Nier le corps physique et ses besoins est
une inqualifiable sottise. Lui réserver une attention exclusive
est un manque de réflexion. Le juger nuisible est une absence
du plus simple bon sens.
"Des cathédrales corporelles sont nouvelles,
on le comprend, d'autres sont plus vieilles, on le comprend aussi,
d'autres enfin sont presque des ruines, on le comprend encore. Ces
"états" correspondent à UN CYCLE ! Ils dépendent
de l'âge et également de la manière dont le "gardien"
a compris sa fonction. Mais pourquoi certaines de ces cathédrales
semblent-t-elles, dès l'origine, accepter ce mot si expressif
: "ratées". Autrement dit, comment expliquer cosmiquement
les malformations de naissance et même les détériorations
plus ou moins graves subies dans le cours du cycle prévu pour
le corps ? C'est là un autre sujet qui obligerait à
de longs développements. En bref, disons que L'AME-PERSONNALITE
A LE CORPS QU'ELLE A MERITE, PLUS EXACTEMENT LE CORPS QUI LUI EST
NECESSAIRE POUR LA CONTINUATION DE SON EVOLUTION ET CELA RESULTE DE
L'APPLICATION DE LA LOI DE COMPENSATION OU KARMA. On peut ne pas comprendre
l'horreur de certaines situations, on peut refuser d'admettre l'utilité
de certains états physiques, mais cette impossibilité
MENTALE de saisir la raison des choses NE CHANGE RIEN A CE QUI EST.
La loi cosmique est BONNE. L'âme-personnalité qui réside
dans un corps imparfait SAVAIT, avant d'y pénétrer,
qu'il en serait ainsi ET ELLE L'AVAIT ACCEPTE, COMPRIS ET MEME CHOISI.
Elle comprendra APRES l'avoir quitté qu'il lui était
NECESSAIRE pour son propre épanouissement et revenue au rythme
de l'éternité, elle se souviendra et mesurera toute
la valeurde cette imperfection physique TEMPORAIRE pour son cycle
évolutif.
"L'AME-PERSONNALITE NE SOUFFRE PAS DE L'ETAT DEFECTUEUX
DU CORPS. ELLE SAIT. C'EST LE MENTAL QUI EN EST MEURTRI ET SE LAMENTE.
C'EST LUI, LE GARDIEN, QUI DOIT APPRENDRE A ACCEPTER ET A ENTRETENIR
DE SON MIEUX LA CATHEDRALE DONT IL LUI FAUT PRENDRE SOIN. IL DOIT
L'AIMER TELLE QU'ELLE EST. S'IL NE LE FAIT PAS, IL SERA A NOUVEAU,
PLUS TARD, DANS UNE INCARNATION ULTERIEURE, LE GARDIEN D'UNE CATHEDRALE
CORPORELLE D'UN ASPECT SEMBLABLE.
"Pour ceux qui disposent d'un corps plus convenable,
voir autour de lui des cathédrales imparfaites est aussi UNE
LEÇON. Ils ne doivent pas éprouver simplement une compassion
plus ou moins artificielle. Il doit en résulter un meilleur
comportement mental pour eux-mêmes s'ils veulent éviter
de rencontrer plus tard une semblable expérience. ILS DOIVENT
RENDRE GRACE de bénéficier du corps qu'ils ont et cela
comporte TOUS LES DEGRES. Le sourd doit agir ainsi : il pourrait être
aveugle. Celui à qui il manque un doigt doit penser qu'il pourrait
être manchot. Chacun pourrait être TEL QUE CELUI DONT
IL VOIT LES IMPERFECTIONS CORPORELLES ET IL LE SERA SI, POUR QUELQUE
RAISON, IL EPROUVAIT UNE HORRIBLE SATISFACTION - AUSSI SECRETE SOIT-ELLE
- DEVANT L'ASPECT PHYSIQUE de son prochain.
|
| Peinture de Robert Metzger |
"Chacun peut ainsi comprendre que L'HOMME DOIT
AIMER son corps PHYSIQUE TEL QU'IL EST. Il faut être FIER de
la cathédrale de son âme-personnalité. Retiens
cette grande leçon et transmets là à ceux qui
peuvent comprendre...
"Je sais que beaucoup s'interrogeront sur les appétits
physiques, sur les besoins inévitables de la cathédrale
corporelle. Un autre que moi t'enseignera à ce sujet et tu
devras revenir ici Aussitôt que possible pour qu'une conclusion
soit apportée à cette importante leçon. Mon rôle
a consisté à te montrer LA GRANDEUR du Corps humain
dans ses innombrables aspects. Si tu réfléchis à
la notion d'harmonie et d'équilibre dont il a été
déjà fait mention tant de fois au cours de tes deux
derniers contacts, si tu te souviens de la fonction du mental et de
ses possibles errements, si tu considères les faits dans leur
ensemble cosmique, compte-tenu du principe de l'évolution et
de la loi karmique, tes méditations t'amèneront à
des conclusions acceptables concernant les appétits du corps,
mais la notion de bien et de mal sera sans doute considérée
aussi à ce propos par le Maître que tu rencontreras bientôt.
Tu peux maintenant retourner au monde. Ma mission, auprès de
toi, est maintenant achevée pour ce que j'avais à t'apprendre
cette fois-ci..."'
Je dois reconnaître qu'il m'est aujourd'hui
plus difficile que d'habitude de "retourner au monde". L'ambiance
de la cathédrale de l'âme est toujours si apaisante,
d'une pureté si incomparable que la conscience hésite
à retrouver le tumulte du te,mps et de l'espace. Mais il le
faut, car une autre cathédrale, làr-bas, m'attend et
j'en ai besoin pour formuler la connaissance cosmique reçue.
De plus, ne dois-je pas revenir ici, dans mon sanctuaire privé,
très vite pour acquérir encore plus de lumière
? Alors, allons à la terre, allons transmettre, l'âme
emplie de reconnaissance pour ce corps si utile à la communion
avec les hommes, pour cette cathédrale, la mienne, la vôtre,
reflets d'une cathédrale plus grande, plus prestigieuse : la
cathédrale de l'âme.