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Peinture de Francine Hart
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Je suis revenu le soir même dans
mon sanctuaire privé de la cathédrale de l'âme.
Ma visualisation était facilitée par le fait qu'elle
se rapportait à une question complémentaire des deux
précédentes, et particulièrement de mon dernier
contact cosmique. En outre, le Maître lui-même en avait
défini le but. Je savais que la leçon porterait sur
les appérits physiques. L'après-midi, à diverses
reprises, j'avais réfléchi à ce sujet. Dire que
je n'en étais pas venu jusqu'ici à une certaine compréhension
du problème serait inexact. Ma façon de voir les choses
était même depuis longtemps bien établie et mon
propre comportement, autant que les conseils qu'il m'était
donné de prodiguer dans le cadre de ma fonction, reposaient
sur ces bases dont j'avais maintes fois éprouvé la solidité.
Cependant, la lumière dispensée par la cathédrale
de l'âme éclaire toujours des détails imprévus
et l'ensemble apparaît dans une extraordinaire unité,
source d'une action et d'un comportement plus efficaces et plus vrais.
De plus, le Maître, dans la cathédrale cosmique, n'hésite
JAMAIS à expliquer des situations ou des faits qu'il serait
difficile d'aborder en toute objectivité sur le plan humain
par le seul raisonnement. Or ces situations et ces faits sont, pour
un grand nombre - même s'il s'agit d'une minorité - un
drame quotidien. C'est pourquoi je ne cache pas qu'une certaine curiosité
se mêlait tout à l'heure à ma visualisation, bien
que l'intense désir de savoir, demeurait primordial dans ma
hâte à rejoindre la cathédrale de l'âme.
J'ai constaté, en longeant la
nef où mon sanctuaire privé est situé, que presque
tous les autres étaient occupés. On est donc au travail
dans la cathédrale cosmique. Les membres méritants des
plus hauts degrés de l'ordre rosicrucien AMORC en tout cas,
le sont, et je suis profondément heureux de ce voisinage. Le
Maître n'est pas encore "apparu", mais il ne saurait
tarder car IL SAIT que je l'attends avec respect, humilité
et amour. Voici, en effet, le OM qui retentit et signale son approche.
II entre et la lumière qui l'entoure est telle que mon sanctuaire
en est d'abord violemment éclairé. Puis, il le veut
ainsi sans doute, Sa puissance vibratoire s'adoucit progressivement
et ayant perçu le Maître, je reçois à genoux
sa triple bénédiction. C'est à sa demande que
je prends place à mon bureau tandis qu'il monte à mon
autel d'où il a décidé de me transmettre son
message, comme pour ajouter encore à l'importance qu'il lui
confère. Je suis prêt et il sent l'appel de mon âme
: "Parle, Maître, ton serviteur t'écoute".
Comme est clair, vibrant, le "verbe" de celui qui, sans
âge parce qu'il est de TOUS les âges, révèle
maintenant à ma conscience réceptive sa sainte connaissance
:
"LE MAL N'EXISTE PAS EN SOI. D'autres,
avant moi, te l'ont rappelé à propos de questions particulières.
Tu verras ce soir, une fois de plus, combien les conceptions humaines
sont erronées, mais je t'expliquerai aussi POURQUOI leur erreur
elle-même EST UN BIEN POUR L'HUMANITE EN GENERAL à un
stade de son évolution collective et plus précisément
sous certaines latitudes. Je ne t'enseignerais pas comme je vais le
faire si deux instructeurs ne m'avaient précédé
et si leurs leçons n'avaient pas amené tout naturellement
les conclusions que je me propose de te présenter. Tu n'aurais
pu admettre aussi facilement ce que je vais t'apprendre, et ceux à
qui tu le transmettras auraient eu plus de peine encore à le
faire. Pourtant LA VERITE EST LA VERITE, même si quelques-uns,
même si beaucoup, refusaient de la reconnaître. ILS NE
CHANGERAIENT D'AILLEURS PAS UN SEUL IOTA A LA LOI. L'idée que
l'homme se fait des choses le concerne. Elle n'influence en rien ce
qui est en réalité.
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Peinture de Partnoy
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