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Association ARB - 48, rue Sarette 75014 Paris - arb19@tiscali.fr

 

Les armoiries de l’Association

Sommaire du n°1
Rubrique Multimédia
Le procès de l’OTS
Huit sujets pour mieux comprendre l’OTS
Les armoiries de l’Association
Le Christ, pélican
Le fonds documentaire
L’avenir du Compagnonnage

Sommaire du N°2
Réflexion sur l’usage de l’internet
Liens et favoris
Les livres (nouvelles parutions)
Actions et réactions (presse, personnes)
Une étrange aventure à Villeneuve-Saint-Georges à la veille de la Révolution
Interview de Raymond Bernard - mars 2003

lettrinehacun d’entre nous les connaît. Elles figurent depuis la création de l’Association sur le feuillet de présentation, sur le papier à en-tête, et sur toutes les cartes de membres.
 
Elles ont été créées conjointement par les membres du Conseil d’Administra-tion, en plein accord avec notre Ami, Raymond Bernard, qui avait défini le meuble central qui devait figurer sur l’écu : le pélican.
 
Ces armoiries comportent, conformément à la tradition héraldique, trois éléments : un cri, une devise, et l’écu proprement dit.
 
L’écu se blasonne ainsi :
 
“d’azur à un pélican d’argent dans sa
piété de gueules, à un trescheur d’or.”

 
Le pélican fait partie, en héraldique, de ces meubles particuliers, comme le phénix, la grue, la salamandre et quelques autres, qui n’existent pas seulement en tant que tels, mais aussi en composition, avec ce qu’on peut appeler des accessoires traditionnels. Dans le cas du pélican, et dans la logique même de la symbolique si magnifiquement traduite par Musset dans sa Nuit de Mai, la représentation de l’oiseau s’accompagne de trois éléments : les petits, au nombre de trois, l’aire, qui est le nid dans lequel les petits se trouvent, et les gouttes de sang qui s’écoulent de la poitrine. L’ensemble de ces trois éléments prend le nom de “piété”. Les gouttes de sang, quand elles sont d’une couleur différente de l’ensemble, prend aussi le nom de “piété” : si elles sont rouges, comme c’est le cas ici, on dira du pélican qu’il est “dans sa piété de gueules”, car le rouge, en termes de blason, se dit “gueules”.
 
Le trescheur est cette bordure intérieure qui épouse le contour de l’écu sans le toucher. Trescheur vient de l’ancien français, et signifie “tresse”. Le trescheur, en héraldique, souligne, enserre et protège. Telle est la mission que s’est donnée l’Association : manifester, sauvegarder, protéger, autant que faire se peut.
 

La devise, extraite d’un poète latin, Juvénal (Satire IV, v. 91), est celle-ci :
 
“Vitam impendere vero.”
 
On traduit souvent cette expression par : “consacrer sa vie à la vérité”. Il serait plus exact de dire : “faire dépendre sa vie de la vérité”, ce qui inclut la traduction précédente en la rendant plus profonde et plus péremptoire encore. Cette devise fut celle de Jean-Jacques Rousseau. Elle fut reprise aussi par plusieurs journaux sous la Révolution. Elle fut de tout temps chère à notre Ami qui la cita à plusieurs reprises, y compris dans les premières Communications du CIRCES.
 
“A l’œuvre”

Le cri reprend celui-là même que Raymond Bernard a choisi pour ses armoiries personnelles. C’est tout à fait intentionnellement que nous avons voulu ainsi inscrire l’action de l’association ARB dans la dynamique même de la spiritualité toujours vivante et agissante de notre Ami.

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