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LES MARGES DU CHRISTIANISME par Serge Caillet
Extrait du livre de Serge Caillet et Jean-Pierre Chantin "Les marges du christianisme" (Ed. Beauchesnes, 2002), avec l’autorisation de l’éditeur.

Cet ouvrage est sorti au printemps 2002. L’un de ses deux auteurs est un historien de la tradition,
Serge Caillet, bien connu pour son souci de précision et de vérité, fondant ce qu’il écrit sur des archives, n’hésitant pas à les rechercher partout où elles se trouvent, et aussi sur des rencontres. Il a publié en 1983 un ouvrage sur l’Ordre de la Rose-Croix, suite à un entretien avec Raymond Bernard, et bien d’autres ouvrages sur d’autres courants ou personnalités de la tradition (on trouvera d’autres informations sur Serge Caillet à l’adresse www.france-spiritualites.com).


BERNARD Raymond, dit Sâr Rosenkreutz
- Ésotériste, grand maître pour les pays de langue française, puis légat suprême de l'AMORC. Fondateur de l'Ordre rénové du Temple et de l'Ordre souverain du Temple initiatique (Bourg-d'Oisans [Isère], 19 mai 1923).

D’une famille catholique romaine du Dauphiné, il suit des études secondaires à Grenoble où il est reçu bachelier (juin 1940), avant d’entreprendre à la Faculté de Grenoble des études de droit interrompues par la guerre. Initié à l’ésotérisme par une rosicrucienne anglaise, Edith Lynn (1941), il correspond dès 1945 avec Jeanne Guesdon*, grand maître de l’AMORC pour la France, puis avec Ralph M. Lewis, imperator mondial de cet ordre auquel il s’affilie (décembre 1948), avant d’être admis dans la Militia crucifera evangelica (1952), chevalerie intérieure de cette organisation. Après sa rencontre avec Ralph M. Lewis de passage en France (janvier 1956), celui-ci le nomme administrateur de l'AMORC (mars 1956), dont il fonde en France les premières loges. Puis, à la convention rosicrucienne internationale de San Jose, Lewis l’installe comme grand maître pour les pays de langue française (8 juillet 1959 - août 1977). Elu au bureau suprême de l’AMORC, avec la fonction de légat suprême pour l’Europe (4 août 1966), puis de légat suprême pour le monde (1967), il structure l’AMORC en France et dans les pays de langue française, particulièrement en Afrique, encourage la fondation de plusieurs dizaines de groupes locaux, traduit en français et développe l’enseignement par correspondance sur le modèle américain. Devant le succès remporté par l’organisation, il acquiert pour cet ordre le château d’Omonville (1969) où il fixe le siège de la Grande Loge de l'AMORC pour les pays de langue française (1973), et constitue au château de Tanay, près de Lyon, un lieu de retraite pour les rosicruciens.

Parallèlement, il est reçu dans l’Ordre martiniste traditionnel (OMT) par Jess Duane Freeman, à San Jose (juillet 1959), et Lewis lui en confie alors la réimplantation en France. Conscient des difficultés posées par sa réception aux Etats-Unis, il se fait réinitier par un proche de Robert Ambelain*, Marcel Laperruque, à Toulouse. Puis il développe l’OMT en marge de l’AMORC, avec enseignement par correspondance et groupes locaux. Après avoir rencontré les cadres de la « résurgence » templière d'Arginy, il publie Rendez-vous secret à Rome (1969), un récit allégorique que beaucoup entendront littéralement, et fonde l'Ordre rénové du Temple (ORT), dont il devient le grand maître secret (octobre 1970 - 16 octobre 1972) et dont il rédige l’enseignement par correspondance, avant de s’en retirer en lui laissant prendre sa complète indépendance sous la direction de Julien Origas.

Reçu apprenti dans la franc-maçonnerie italienne (Rome, 19 octobre 1955), il rejoint en France la Grande Loge nationale française Opéra où il reçoit les trois grades symboliques (1959, 1960, 1962), puis, après un long retrait de vingt-neuf années dû à ses activités dans l’AMORC, il adhère à la Grande Loge de France (1991). Après avoir quitté ses fonctions à l'AMORC (1987), il fonde le Cercle International de Recherches Culturelles et Spirituelles (CIRCES) (19 février 1988) et l’Ordre Souverain du Temple Initiatique (OSTI) (25 septembre 1988), qui entend manifester l’idéal templier en dehors de toute filiation directe, dont il est le premier grand maître. Le CIRCES et l'OSTI fusionnent en 1993, le CIRCES (dont le signe signifie désormais Comité d’initiatives et de réalisations caritatives et sociales) devenant alors la branche caritative de l’OSTI. Ayant confié la grande maîtrise de l’OSTI à Yves Jayet (juin 1997), il n’exerce plus aujourd'hui aucune responsabilité.

Ses ouvrages Les maisons secrètes de la Rose-Croix (1970) et les Rencontres avec l’Insolite (1976), récits allégoriques sur les rose-croix mythiques, l'Agartha et le gouvernement occulte du monde présidé par un personnage légendaire du nom de « Maha », ont souvent été pris au pied de la lettre. Ils résument avec ses autres livres : Messages du sanctum céleste (1970), Nouveaux messages du sanctum céleste (1973), Fragments de sagesse rosicrucienne (1971), Lettres de nulle part (1978), La Cathédrale cosmique (1994), Enseignements des maîtres de la connaissance (1995), son message initiatique. Son influence est importante en Afrique, où il a implanté l’AMORC dans tous les pays francophones, et auprès de chefs d’état africains.

Manuel rosicrucien. Villeneuve-Saint-Georges, Éditions rosicruciennes 1980. p 190-195 ; Maude Illman, « Entretien avec Raymond Bernard », L'Esprit des choses. printemps-été 1995, p 8-15; Serge Caillet L'Ordre rénové du TempIe, aux racines du Temple solaire, Paris. Dervy, 1997


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